Le Cercle Royal Gaulois


Le « Cercle royal Gaulois Artistique & Littéraire » trouve son origine en 1847 dans la création du « Cercle Artistique & Littéraire ». Adolphe Quételet (1796-1874) en fut le premier président. Mathématicien, astronome, fondateur de l’Observatoire royal de Belgique et père de la statistique moderne, il fut également poète, homme de culture et grand amateur d’art et de littérature.

Le Cercle est l’héritier d’une longue tradition née à Paris au XVIIe siècle, celle des salons littéraires qui réunissaient périodiquement aristocrates et bourgeois partageant le goût des Beaux-Arts et des Belles-Lettres. « Tenir salon » était le terme en usage à l’époque pour nommer cette pratique. A l’instar de Versailles, on y cultivait l’art de la conversation policée. Au XVIIIe siècle, ces salons s’institutionnalisèrent en devenant des Sociétés littéraires – il en existe encore plusieurs en Belgique – ou encore des Cercles artistiques et littéraires. Au XIXe siècle, ils se mâtinèrent de traditions héritées de leurs cousins anglais : les clubs de gentlemen.

Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le Gaulois est installé dans le Parc de Bruxelles, dans les anciens bâtiments du Vauxhall situés juste derrière le théâtre du Parc. Ces bâtiments, pour la plupart classés, remontent au XVIIIe siècle, et ont connu divers agrandissements au début des XIXe et XXe siècles. Ils comportent notamment de vastes salons de réception ainsi qu’une salle de concert et de bal nommée « salle des Caryatides » en référence aux splendides statues féminines attribuées au sculpteur François Rude. Nombre de personnalités célèbres hantèrent ces lieux, depuis Napoléon Bonaparte jusqu’à Bill Gates…

Par sa vocation, son histoire et son lieu, le Cercle royal Gaulois constitue un havre naturel pour la musique. Les plus grands interprètes y ont joué les œuvres des plus grands compositeurs. C’est dès lors tout naturellement que le Cercle accepta d’apporter son soutien au projet FestiVita! en ouvrant largement ses portes à ses musiciens et à son public. Qu’ils y soient les bienvenus.

Marc Seminckx
Responsable Beaux-Arts et Belles Lettres